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| Bosingwa, rien que pour le sourcil |
"Cela m'a touché de plein fouet et changé ma façon de voir la vie. " En mai 2005, Bosingwa trace au volant de sa Jeep avec à son bord quatre autres footballeurs. La grosse cylindrée dérape et termine l'embardée en flammes dans le décor.
José Bosingwa naît en République démocratique du Congo. Benjamin d'une famille nombreuse, on l'envoie chez un de ses frères au Portugal pour profiter du système scolaire. Il y apprend surtout le football. Repéré par Fornos de Algodres, il parfait sa formation à Boavista où il débute comme milieu de terrain. En 2003, Porto l'arrache à son voisin. Mourinho le repositionne définitivement en latéral droit, le fait participer en pointillés à la saison folle et lui offre sa première Ligue des champions. Au total, il reste cinq saisons sur les bords du Douro à empiler les titres tout en découvrant la sélection portugaise sous les ordres de Scolari.
Auteur d'un bon Euro 2008, Scolari décide d'en faire un de ses hommes de base à Londres. De même, il débarque à Chelsea contre 20 millions d'euros venus garnir le tiroir-caisse dégueulant de Pinto da Costa. Increvable, aussi fort offensivement que défensivement, il s'adapte presque instantanément à la Premier League, jusqu'à mettre un kick dans le dos de Benayoun sans que l'arbitre ne bronche. En Ligue des champions, après avoir bien contenu Messi en demi-finale, il explose contre l'arbitrage d'Ovrebo : "Je ne sais pas si l'arbitre est un arbitre ou un voleur". Comme un écho au fucking disgrace de Drogba.
