mardi 10 mars 2015

Kevin-Prince Boateng en 10 mots

1. Vengeance

En mai 2010, Boateng est une promesse du football allemand en pleine relance à Portsmouth, après avoir échoué à s'imposer à Tottenham et Dortmund (le Borussia n'exerce pas l'option d'achat malgré un prêt au bilan positif). En finale de la FA Cup, face à Chelsea, Kevin-Prince croise le chemin deMichael Ballack. À la 32e minute, après un échange virulent, Ballack lui file une claque. Deux minutes plus tard, la sanction tombe : tacle par derrière, cheville pétée. À un mois du Mondial

Vingt minutes plus tard, Boateng manque un penalty, et Chelsea s'impose 1-0. Surtout, les médias allemands en font l'ennemi public numéro un. Évidemment, cela ne le dérange pas du tout.

2. Show

Kevin-Prince Boateng est un milieu de terrain anarchique, plutôt désordonné techniquement et loin d'être régulier défensivement. Mais s'il y a une chose qu'on ne peut enlever au numéro 9 de Schalke, c'est cette faculté à être toujours spectaculaire. Uli Stielike, sélectionneur allemand des moins de 19 ans, avait dit de Boateng : " Au haut niveau, Kevin a besoin de s'extraire du monde du football spectacle. " Évidemment, il ne l'a pas écouté, et a certainement bien fait. Ainsi, KPB s'est montré capable de gagner la réputation d'être un homme-lucarne au Milan, faire monter la température comme personne à Gelsenkirchen, imiter Steve Urkel pour les besoins du département marketing de son club, séduire Rihanna sans rien faire ou encore devenir la tête d'affiche des célébrations milanaises du Scudetto 2011 avec un moonwalk princier. " Danser, j'ai ça dans le sang ", dira-t-il sans étonner personne. Dans un entretien accordé à So Foot en 2012, KPB ne cachait pas son amour pour la fame : " Moi, ce que je vois, c'est que si un gars s'assied et écrit sur moi, c'est que je dois être très important. Et tu ne trouveras pas un footballeur dans le monde qui n'aime pas voir sa tête dans les (...) Lire la suite sur sofoot.com