"Cela aurait été injuste de perdre" contre Paris, a déclaré Willy Sagnol, entraîneur de Bordeaux, fier de la performance de ses joueurs vainqueurs des héros de Chelsea, fatigués dimanche, lors de la 29e journée de L1.
Q: Estimez-vous que c'est la meilleure performance de votre équipe cette saison?
R: "Forcément ça a de la valeur parce que c'est le PSG en face. Je me rappelle de matches comme Lorient, qui avait fini sur le même score et qui était très intéressant aussi, de matches un peu plus loin dans la saison. J'ai beaucoup de fierté pour mon groupe aujourd'hui. Pour la petite histoire, hier après midi lors du dernier entraînement, cela a été la séance la plus catastrophique que les joueurs ont faite depuis le début de saison. Apparemment, eux ils ont bien dormi, nous le staff on n'a pas dormi de la nuit par rapport à ça justement, mais ce matin, ils nous ont dit que généralement c'était comme ça à Bordeaux, quand on s'entraîne mal on joue bien".
Q: Cela aurait été injuste de perdre ce match?
R: "Oh oui. Par rapport au contenu, au nombre d'occasions, cela aurait été injuste. Après, le foot, ce n'est pas toujours juste non plus. Ce qui m'a aujourd'hui rendu fier c'est que l'on avait un plan de jeu et c'est une des premières fois depuis le début de saison qu'il a été mis en place dès les premières minutes. On avait l'intention de placer trois joueurs très haut pour les obliger à jouer long, à courir parce qu'on savait qu'ils avaient laissé beaucoup d'énergie mercredi. Cela a très bien marché et on s'est mis en difficulté dans les moments où on arrivait un peu moins à faire ce pressing haut, quand ils avaient plus le temps d'ajuster leurs passes. Le replacement axial de Pastore en deuxième mi-temps nous a mis un peu en difficulté, mais la qualité de l'état d'esprit fait qu'on sort de ce match avec trois points et, par rapport aux résultats de samedi, ce n'était pas une obligation mais le meilleur moyen de continuer à rêver".
Q: Les deux précédents matches cette saison contre Paris vous ont-ils servi de modèle ou de contre-modèle?
R: "Il ne fallait pas refaire ce que l'on avait fait à Paris (3-0 en L1) et surtout s'appuyer sur notre deuxième mi-temps que l'on avait faite en Coupe de France (2-1 en 16e de finale) où on avait joué beaucoup plus haut et on les avait mis en difficulté. Puis avec le contexte, Paris joue beaucoup de matches en ce moment, ils ont quelques joueurs avec des pépins physiques, ils ont une possibilité de rotation un peu moins forte qu'ils l'ont eue dans l'année. C'était à nous de profiter de ça. On a payé le prix fort à certains moments dans l'année par rapport à nos problèmes d'effectif. Aujourd'hui, même si on avait des absents, cela montre que la concurrence a du bon, tout le monde veut tirer son épingle du jeu et à la sortie, c'est le collectif qui s'en retrouve plus fort".
Propos recueillis en conférence de presse
