André-Pierre Gignac aurait quitté, jeudi, le centre d’entraînement de l’OM après avoir appris qu’il ne serait pas titulaire face à Caen. Piqué au vif, l’attaquant olympien a fini par retrouver les siens, calmé par un coup de fil de… Marcelo Bielsa. Un épisode qui illustre la limite ténue avec laquelle flirte constamment la méthode de l’entraîneur argentin.
"Bielsa-Gignac : le clash". L’affaire fait la une deL’Equipe. André-Pierre Gignac aurait quitté, jeudi, la mise au vert de l’Olympique de Marseille après avoir appris qu’il serait remplaçant face à Caen (ce vendredi à 20h30). Un coup de sang de l’attaquant olympien qui fait les gros titres de la presse sportive, notamment après que RMC a diffusé sa propre version de l’incident.
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L’OM a réagi à la polémique, dans la journée de vendredi. "C’est un non-évènement, qui ne mérite absolument pas le traitement médiatique dont il fait l’objet", a expliqué un dirigeant du club phocéen àLa Provence. Si l’exercice de communication revêt une impérative dose de langue de bois, la réaction marseillaise n’est pas dénuée de sens.
A l’échelle de l’OM version Marcelo Bielsa, l’évènement n’est pas si extraordinaire qu’il n’en a l’air. La "méthode Bielsa" contient en son sein une dose inévitable de tensions. Non pas que l’Argentin soit un adepte du management par le conflit, à l’instar, notamment, de José Mourinho. Mais le niveau d’exigences est tel qu’il implique, de temps à autres, quelques pics de nervosité.
Bielsa laisse venir les clashes… puis les rattrape
Quelques récentes mésaventures à l’OM en témoignent. Comme la joute verbale ayant opposé, en plein match face à Rennes (1-1), il y a quelques semaines, Florian Thauvin à Dimitri Payet. Le premier a copieusement insulté le second ("fils de p…"), le tout devant les caméras de télévision.
Au mois d’octobre, c’était (déjà) Gignac qui faisait la une de L’Equipe, après en être venus aux mains avec son coéquipier Brice Dja Djedje.
A chaque fois, joueurs, staff et dirigeants ont eu la même réaction : démentir et/ou dédramatiser. Souvent, cela a été pris comme une volonté d’étouffer le mal-être du vestiaire marseillais. Il semblerait plutôt que l’OM se soit habitué à vivre sous tension. Le degré d’implication mise et exigée par Bielsa place les joueurs à fleur de peau. Tant et si bien que chaque micro-conflit prend des proportions parfois exagérées.
Interrogé par le magazine britannique Eight by Eight, Juan Manuel Llop, ancien joueur de Bielsa aux Newell’s Old Boys, ne disait pas autre chose à ce sujet.

