vendredi 6 mars 2015

Coupe Davis. Allemagne - France : Simon doit chasser le démon


Gilles Simon et la Coupe Davis ? « C'est une relation compliquée », selon les propres dires de l'intéressé qui, sur neuf simples à enjeu depuis 2009,
n'a rapporté qu'un malheureux point, face à l'Autrichien Koubek à Vienne voilà quatre ans. « C'est un objectif prioritaire dans ma saison et, pour autant, ça ne m'a pas réussi jusque-là », poursuit le chef de file des Bleus, 14e mondial, parachuté n° 1 de l'équipe du fait de l'absence de Tsonga après avoir fait banquette toute la saison dernière.

Comment diable le joueur français en activité le plus titré (12 titres) peut-il afficher un tel bilan en sélection ? « Mes stats ne sont pas bonnes pour diverses raisons, explique le récent vainqueur de l'Open 13, qui ouvrira le bal aujourd'hui face à l'Allemand Jan-Lennard Struff, 74e mondial, préféré àBenjamin Becker. Il y a eu des matchs contre des top 10 chez eux, pas évidents à négocier, tels que Djokovic (2010) ou Ferrer (2011). Il y a eu d'autres matchs que «««j'ai moins bien gérés. J'ai souvent joué un ton en dessous de mon niveau moyen. Il faut arriver à identifier les choses. J'ai beaucoup travaillé là-dessus. J'aurai la réponse demain (aujourd'hui), je saurai si j'arrive à faire un match à la hauteur de mes attentes. »

Thierry Tulasne, qui l'a coaché six saisons durant, jusqu'en septembre 2012, attend avec impatience que cesse cette spirale infernale. « Quand nous nous sommes quittés, il n'avait pas de défaites dramatiques à son passif, dit Tulasne. Gilles n'était utilisé que par défaut. J'attendais la rencontre où il serait sûr de jouer. Je n'avais pas identifié de blocage. A un moment, Gilles s'était mis en tête que Guy (NDLR : Forget, l'ancien capitaine) n'avait pas bien capté ses options tactiques propres et lui demandait de jouer contre nature. Mais avant la finale en Serbie (2010), ils semblaient avoir (...) Lire la suite sur LeParisien.fr