vendredi 6 mars 2015

Thiago Motta est de retour

Dernière répétition avant Chelsea pour le PSG. Contre LensThiago Motta revient au milieu du terrain et David Luiz redescend en défense centrale. Est-ce une bonne chose ? 

A quatre jours du match retour du Paris Saint-Germain à Chelsea, les Parisiens recevront ce samedi Lens avec Stamford Bridge en ligne de mire, le souci de préparer le déplacement et l’obsession de ne pas se blesser. Le PSG arrive au top quand il le faut et jamais il n’a maîtrisé son sujet comme depuis quelques semaines. Il a négocié le match nul à Monaco dimanche soir et il a passé la deuxième couche mercredi en Coupe de France. L’équipe deLaurent Blanc poursuit ses aventures dans les quatre compétions dans lesquelles elle s’est engagée et la probabilité est grande qu’elle en gagne trois.
Evidemment, le match de mardi en Angleterre éclairera la saison d’une lumière différente selon que la qualification sera ou non au rendez-vous. Zlatan Ibrahimovic a rangé sa motoneige au garage ; il commencera le match contre Lens. Thiago Motta est de retour et une place lui est réservée au milieu de terrain ce qui fera redescendre d’un cran David Luiz. Est-ce une bonne nouvelle ? Le Brésilien a séduit lorsqu’il a quitté la défense centrale. Je suis frappé combien tous les observateurs préfèrent David Luiz dans l’entre jeu plutôt qu’à l’arrière garde. J’entendais Basile Boli, interrogé sur le tapis rouge du Parc de princes quelques minutes avant le quart de finale conte Monaco, expert parmi les experts pour évoquer ce que doit être un stoppeur, regretter le manque de concentration de David Luiz durant les matches. Pour Boli comme pour José Mourinho, David Luiz est un milieu de terrain. Pas un défenseur.  
A priori, Laurent Blanc ne suivra pas cette voie à Chelsea. Il a utilisé le terme de « dépanner » pour qualifier la mission que Luiz a réussi contre Chelsea au match aller. Sous-entendu : quand Thiago Motta sera rétabli, David Luiz retrouvera sa place initiale. Il faut comprendre Blanc. Si Motta joue au niveau qui était le sien il y a un an, sa titularisation ne souffre d’aucune discussion. Mais convenons que l’Italien traverse la saison au ralenti, qu’il pèse moins sur le jeu, que sa relance pêche par imprécision et que son activité a décru. Blanc mise sur l’expérience. Les choix des entraîneurs sont impénétrables et seul le résultat leur donne raison ou tort. Souhaitons à Blanc qu’il ait raison.