Fin 2014 c’était encore le roi du pétrole à Madrid. Le Réal et Ancelotti caracolaient en tête de la Liga. 3 mois plus tard les madrilènes sont à la ramasse.
Les supporteurs ont déjà oublié les autres titres remportés en 2014, le championnat du monde des clubs, la Coupe du Roi, la Supercoupe et la Ligues des Champions. Le Réal balbutie son football, dépassé par le Barça qui revient en trombe. Résultat Ancelotti est sur la sellette. A Bernabeu son nom est sifflé. Ce soir dans le Classico face à Barcelone il jouera en partie sa tête....
22 victoires sur le début de saison pour le Réal et puis catastrophe depuis début 2015. 9 victoires seulement mais plus grave, 2 nuls et cinq défaites. Éliminé en janvier de la Coupe du Roi par l’Atlético, dépassé par le FC Barcelone en Liga (1 point de retard), le Réal a aussi pris une énorme claque dans le grand derby madrilène du championnat (0-4, le 7 février).
Le champion d’Europe en titre est aussi passé très près de la correctionnelle en LDC contre Schalke 04 (3-4, 2-0 à l’aller) et Ancelotti aurait sans doute été limogé manu militari s’il y avait eu élimination. A Madrid les supporteurs tombent de haut. Ils avaient placé beaucoup d’espoirs à juste titre dans le management de l’italien. Personne n’explique vraiment ce revirement de situation dans le jeu de l’équipe et les résultats jugés insuffisants. Le crédit d’Ancelotti s´étiole au fil des matches.
Même le président Florentino Perez se pose des questions. Ancelotti en contrat jusqu’en 2016 voudrait prolonger dès cette saison. Ce n’est pas l’option de Perez qui par précaution va attendre cet été pour prolonger ou pas son entraîneur. Cet atermoiement n’est pas une marque de confiance, ce n’est pas bon signe pour l’italien. Il a toutefois de la chance car avec l’équipe réserve du Réal Zinedine Zidane ne fait pas des prodiges. Zizou ne serait pas encore mûr pour Perez pour prendre la relève.
Ancelotti est donc en difficultés mais heureusement pour lui dans son propre camp notamment coté joueurs on serre les rangs derrière le coach. Les piliers de l’équipe comme Sergio Ramos continuent de soutenir leur entraîneur coûte que coûte sans le moindre état d’âme. ” Plus qu’un grand entraîneur, c’est une personne remarquable. La manière dont il maîtrise la situation dans les moments difficiles est digne d’éloges. S’il y a bien quelqu’un qui mérite du respect pour ses résultats et pas pour son nom, comme c’est arrivé à d’autres auxquels tout est permis, c’est Ancelotti. “
Ancelotti est donc en difficultés mais heureusement pour lui dans son propre camp notamment coté joueurs on serre les rangs derrière le coach. Les piliers de l’équipe comme Sergio Ramos continuent de soutenir leur entraîneur coûte que coûte sans le moindre état d’âme. ” Plus qu’un grand entraîneur, c’est une personne remarquable. La manière dont il maîtrise la situation dans les moments difficiles est digne d’éloges. S’il y a bien quelqu’un qui mérite du respect pour ses résultats et pas pour son nom, comme c’est arrivé à d’autres auxquels tout est permis, c’est Ancelotti. “
Ce sera difficile de contrer le trio d’attaque barcelonais Suarez, Neymar, Messi ce qui se fait de mieux au monde en ce moment. D’autant plus que côté Réal Ronaldo n’est pas au mieux de sa forme, c’est une évidence. Ancelotti se sait ce soir sur un siège éjectable mais hier il bottait en touche : ” Je ne crois pas que mon avenir se joue sur ce Classico. Ce travail me motive. J’entraîne la plus grande équipe du monde, c’est un bonheur d’être sur le banc pour un tel match.” Ce soir tout Madrid attend que son équipe retrouve le jeu brillant de l’an passé pour que le Barça ne file pas tout droit vers le titre.
Luis Enrique, son rival d’un soir connaît bien les risques de la fonction : ” On sait ce que signifient les défaites dans notre boulot, lâche le coach du FC Barcelone, qui a vécu une période tendue avec Messi. Être entraîneur c’est un risque perpétuel.”
Le Réal ne part pas favori ce soir, mais on ne sait jamais, avec un Ronaldo retrouvé qui a quand même 30 buts au compteur en Liga cette saison, tout est possible même à l’extérieur. Le Réal et Ancelotti jouent très gros au Camp Nou, mais ce sont des matches à part où l’expérience de l’italien peuvent faire la différence. C’est tout ce que l’on peut souhaiter à Ancelotti qui en moins de trois mois, comme les choses vont vite en football, a perdu une grande partie de son crédit et qui en cas de défaite tomberait dans une disgrâce quasi rédhibitoire.
