dimanche 22 mars 2015

Mondial-2022: novembre-décembre, "la meilleure solution" pour Löw


Le sélectionneur allemand Joachim Löw a qualifié de "meilleure solution" la décision de la Fifa de faire disputer en novembre-décembre le Mondial-2022 au Qatar, dimanche dans une interview à la chaine publique allemande.

"D'un point de vue purement sportif et médical, je pense que cela aurait été probablement un désastre de jouer l'été par 40 degrés, surtout avec l'intensité du jeu actuelle", a estimé Löw.
De planifier la compétition aux mois de novembre et décembre était dans ce contexte "la meilleure solution pour les joueurs, surtout si l'on s'attend à des performances de haut niveau", a ajouté le sélectionneur des champions du monde.
Il n'a pas oublié le match amical de l'équipe d'Allemagne en juin 2009 à Doha contre les Emirats arabes unis: "c'était un vrai hammam".
La Fifa a confirmé jeudi que le Mondial 2022 se tiendrait pour la première fois de l'histoire en hiver avec un coup d'envoi "en principe" le 21 novembre et une finale le 18 décembre, un calendrier qui mécontente les clubs et championnats européens.
S'il s'attend encore à de longues discussions, Löw fait preuve de pragmatisme: "Il faut faire avec la réalité du moment, peu importe si ça plait ou pas. La décision a été prise que le Mondial aurait lieu au Qatar".
Quant à l'adaptation aux aménagements du calendrier pour les ligues nationales, Löw reconnait "que c'est un exercice difficile" mais que "des solutions pratiques seront trouvées".
Concernant le Mondial-2018 en Russie, le sélectionneur allemand considère qu'un boycott ne serait pas "judicieux" car cela n'a "pas eu beaucoup d'effet politique par le passé".
"On espère tous que les tensions retomberont bientôt", a dit Löw, dont le mandat à la tête de la Mannschaft a été prolongé cette semaine jusqu'au Mondial en Russie.
Le président ukrainien Petro Porochenko, en visite en Allemagne en début de semaine, a appelé dans le quotidien Bild à un boycott de ce Mondial si la Russie ne retirait pas ses troupes de son pays.
La Russie nie avoir des troupes en Ukraine, où des forces séparatistes pro-russes combattent l'armée de Kiev.